C'est déjà notre dernier jour à Osaka et je suis triste de quitter cet endroit. On parcourt nos quartiers préférés, Namba et Shinsaibashi. C'est drôle de voir les salles de jeux pleines de petits vieux qui jouent au pachinko. On en profite pour visiter un magasin de disque assez énorme mais les CD sont vraiment chers au Japon ce qui nous calme vite. On retrouve ensuite Mouloud pour le déjeuner. Au programme : ramen, gyoza et karaage, ça manquait à notre voyage culinaire.

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Après manger, nous repassons à l'hôtel récupérer nos bagages avant de nous mettre en route pour l'aéroport. On attend pour prendre un train direct histoire de gagner du temps. Une fois installés, une annonce nous indique que le train va s'arrêter avant le terminus. On descend à l'endroit indiqué...  pour prendre le train que nous avons laissé passer un peu plus tôt. Ce train s'arrête dans un village puis il faut prendre une navette. Mallo et moi avions "légèrement" oublié que le typhon avait envoyé un pétrolier exploser le pont qui relie l'île sur laquelle se trouve l'aéroport. Je commence à stresser d'arriver en retard. Le bus s'arrête, on descend et là, le papy qui sort les bagages de la soute nous dit que nous ne sommes pas encore arrivés à notre terminal. Je vois l'heure tourner et j'angoisse. On finit par arriver, bien à la bourre, on laisse nos bagages en soute histoire de gagner du temps à la sécurité. Là, tout est très détendu. Personne ne me casse la tête parce que j'ai une bouteille d'eau et on ne vérifie pas mon passeport 56 fois. Ça fait tout drôle. On embarque dans l'avion et là, je me mets à paniquer de façon complètement irrationnelle. Je crois que le fait de décoller d'une île artificielle qui a été touchée par un violent typhon pour me rendre à un aéroport qui vient d'être frappé par un gros tremblement de terre me percute enfin. Par chance, le décollage se passe bien et on arrive rapidement à Chitose.

Une fois nos bagages récupérés, on prend deux trains puis on marche un peu pour arriver à l'hôtel. L'endroit ne fait franchement pas rêver. C'est vraiment étrange après les surclassements des premiers jours. On s'habitue vite au faste. On décide de rallier le centre-ville pour se requinquer. Là, de larges boulevards caractéristiques des villes qui risquent d'être enneigées nous accueillent. Il y a d'énormes buildings de part et d'autre mais la plupart des enseignes gigantesques sont éteintes. Le tremblement de terre a vraiment mis un coup à la région. D'ailleurs, nous venions dans le coin pour la fête de l'automne et nous trouvons le parc Odori désert. La fête a été repoussée. Même la tour télé est éteinte...

Mais bon, on ne va pas sortir les violons pour autant. Si les Japonais ne se laissent pas démonter par toutes ces catastrophes naturelles qui les frappent, alors, mon moral non plus. J'ai encore une longue liste de plats à goûter et certains sont typiques de la région. On se pose sur un banc et je recherche un endroit où manger un soup curry. Je trouve un petit restaurant en sous-sol avec une petite file d'attente. Parfait ! La serveuse me demande si je veux un bavoir. Après deux secondes de bug, j'accepte volontier. Je ne sais pas manger proprement, soyons réalistes ! 

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Ce plat est fantastique ! Il n'y a que des légumes dans ma version et je ne pensais jamais me régaler autant avec de la courge ou de la pomme de terre. Je suis reboostée. Pour la petite histoire, ce plat est disponible à différentes intensités de piment. J'ai opté pour la version de base évaluée à 5/40. Mallo a fait de même par erreur. Essayez de manger trop épicé pour vous dans un pays où il est extrêmement mal vu de se moucher et vous aurez une bonne idée de Mallo face à son repas. Une fois de plus, j'ai beaucoup ri.

Après le repas, on marche un peu dans Susukino avant de retourner à notre hôtel. Demain, une grosse journée nous attend.